📍 ///indirect.highlighted.detrimental
Après quelques arrĂŞts pour dĂ©poser et rĂ©cupĂ©rer des randonneurs — ou des guides Ă©puisĂ©s — nous arrivons enfin Ă HornvĂk, le camp principal du Hornstrandir.
Pendant que Gabrielle croque le capitaine sur le bateau, je débarque pour monter le campement. Une fois les sacs posés, nous repartons déjà : la tempête annoncée nous pousse à enchaîner directement avec la randonnée du Horn.
Sept heures de marche plus tard, après avoir traversé deux fois une rivière glaciale et gravi un sommet noyé de brouillard, nous savourons un axoa de bœuf au piment d’Espelette. Le contraste parfait entre rudesse et réconfort.
(Le Horn, cette immense falaise de 534 mètres, est l’un des points les plus spectaculaires d’Islande. Elle abrite une des plus grandes colonies d’oiseaux marins d’Europe, avec macareux, guillemots et fulmars qui tournoient en permanence. S’y tenir, c’est avoir la sensation d’être littéralement au bout du monde.)
Le camp est spartiate, mais comparé à d’autres, presque luxueux : deux toilettes à eau, une latrine, un robinet d’eau potable et même un refuge d’urgence.
La nuit, le vent se lève, la pluie s’intensifie, et le sommeil devient une succession de micro-réveils. J’ai en tête l’histoire de ces Français dont la tente avait été pillée par des renards arctiques : sacs éventrés, nourriture dispersée, chaussettes emportées (oui, même ça). Chou, certes, mais ici il faut absolument les chasser — ils flairent tout.
Sortir ou rentrer dans la tente devient une gymnastique glaciale et trempée.
Demain, il faudra encore tenir face à ces éléments.
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