📍 ///vampire.bareness.aspect
Le vent a soufflé toute la nuit et une bonne partie de la journée. Je n’ose pas imaginer la situation dans le Hornstrandir.
C’est une région magnifique et on comprend que les Islandais souhaitent la garder intacte pour les générations à venir. Les possibilités de randonnées et de treks sont multiples… à condition d’emmener tout avec soi et de ne rien y laisser. Les seuls signes de civilisation sont parfois une maison isolée au milieu de nulle part, appartenant à une famille ou à un individu qui en a hérité. Sur une étape de 16 km entre deux points relativement fréquentés, nous n’avons croisé personne. Tout au plus, un couple de marcheurs en début de parcours. En cas d’incident, on ne peut compter que sur soi-même et sur l’équipement emporté. Les sauveteurs islandais sont très performants, mais les prévenir est une autre affaire.
Je repense à l’histoire que Hrolvur nous a racontée : un marcheur avait chuté et s’était cassé le bras après un col. Par chance, d’autres randonneurs sont arrivés et ont pu organiser les secours. L’Islande ne disposait alors que d’un seul hélicoptère pour tout le pays. L’homme a dû attendre plusieurs heures, malgré la présence de secouristes auprès de lui, car seule une évacuation motorisée pouvait l’aider.
Malgré ces conditions, les accidents graves restent rares. Peut-être parce que la rudesse de l’endroit pousse chacun à mieux s’y préparer ? Après cinq jours dans la réserve, je pense que nous étions relativement bien équipés, mais sans doute pas assez préparés à la complexité de certains passages.
Côté météo, il faut être prêt à tout. Le vent est l’ennemi le plus redoutable, suivi du froid et du brouillard, puis de la pluie. Mais quand le soleil finit par apparaître, il efface en un instant les galères précédentes. Au moins le temps d’un rayon.
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